Interview Audy Valera : le Sénégal entre Ciel et Terre

Dernière mise à jour : 27 oct. 2020



Bonjour Audy. Aujourd’hui, tu vas nous parler de ce formidable projet audiovisuel que tu as lancé il y a quelques mois : « le Sénégal entre Ciel et Terre ».

Grâce à toi, nous allons prendre un grand bol d’air et redécouvrir le Sénégal avec des yeux neufs !


Tout d’abord, peux-tu te présenter aux lectrices et aux lecteurs ?


̶ Bonjour, je m’appelle Audy VALERA. J’ai 36 ans. Je suis producteur et réalisateur. Je suis né à Dakar en 1982 et j’ai grandi en France. Je suis rentré vivre au Sénégal en 2011.


L’image et le son ont-ils toujours été des passions chez toi ?


̶ Non, pas du tout. J’ai travaillé comme chef de secteur chez Danone durant dix ans, sur Paris. Puis, lorsque je suis rentré au Sénégal, en 2011, j’ai été auxiliaire d’éducation au Lycée français Jean Mermoz de Dakar durant cinq années. En même temps, je faisais déjà de événementiel à travers l’organisation d’afterworks et de soirées à thèmes. C’est par ce biais que je me suis dirigé, doucement, mais surement vers mes passions : l’image et le son.



Qu’est-ce qui a nourri ce projet documentaire ? D’où est venue l’idée ? À quel public s’adresse ce projet ?


̶ L’idée m’est venue du constat que lorsque je suis arrivé à Dakar il y a huit ans, je me suis rendu compte que la vision que j’avais de mon pays était complètement faussée par toutes les images négatives de l’Afrique que je voyais à la télévision depuis des années. Après dix-sept ans écoulés, sans retour au pays, j’étais forcément influencé par les images que je voyais sur le petit écran. La réalité était tout autre. Je redécouvrais mon pays, la terre d’Afrique, sa beauté sans nom et ses richesses infinies.


Es-tu associé avec d’autres personnes sur la réalisation de ce projet vidéo, « en images, en musiques et en couleurs » ?


̶ Tout à fait.Je co-réalise ce film avec mon ami et partenaire : Mao Sidibé. Nos parcours sont complètement différents, mais notre constat et notre vision de l’Afrique sont les mêmes. Il est primordial de redorer l’image du Sénégal et de l’Afrique en général. Il faut montrer au public le potentiel souvent insoupçonné de notre continent.



Depuis combien de temps Mao Sidibé et toi vous connaissez-vous ? Qu’est-ce qui vous réunit dans la mise en place de ce projet ?


̶ Avec Mao, on s’est connu lors de ma toute première vidéo en 2016. C’était dans le cadre de l’enregistrement d’une voix off, dans son studio. Ensuite, on s’est revu plusieurs fois, car il est aussi « beatmaker ». Il crée les sons pour beaucoup de publicités au Sénégal. Je pense que ce qui nous a réunis, c’est le principe de complémentarité. Professionnellement, nous apportons mutuellement à l’autre beaucoup et on rigole énormément, tout en travaillant. Et, crois-moi, travailler dans la bonne humeur, ça n’a pas de prix ! Je pense que ce sont tous ces ingrédients réunis qui ont fait que ce projet ensemble est devenu une évidence. Nous sommes amoureux du Sénégal, de l’image et du son.

Aujourd’hui, nous sommes inséparables, même au-delà du projet « Le Sénégal entre Ciel et Terre ».


J’ai vu que vous aviez lancé une campagne de crowdfunding pour pouvoir mener à bien ce projet. De nombreuses personnes vous ont soutenu spontanément, mais la route n’a pas semblé facile pour autant. Avez-vous finalement réussi à obtenir la somme nécessaire pour le tournage et la réalisation du film ?


̶ Nous avions lancé une campagne de crowdfunding qui a reçu beaucoup de partages et un réel soutien moral, mais nous n’avons pas pu atteindre notre objectif financier. Je pense que malheureusement ce système de paiement par carte n’est pas encore assez ancré dans les mentalités ici.


Depuis lors, avez-vous trouvé d’autres sponsors, d’autres soutiens nationaux ou internationaux ?


̶ Nous avons cependant eu l’aide du cabinet de conseil DALBERG, d’AUTORENT pour nos déplacements, et dernièrement de L’AGENCE SÉNÉGALAISE POUR LA PROMOTION TOURISTIQUE.


Dans le cadre de l’aboutissement de ce film, combien de régions sénégalaises sillonnez-vous ?


̶ Nous avons sillonné les 14 régions du pays pour vous montrer le plus beau et le meilleur du Sénégal !



Y as-tu fait de belles rencontres ? Peux-tu en partager quelques-unes avec nous ?


̶ Nous faisons des rencontres et des découvertes extraordinaires. L’une de mes plus belles rencontres, je pense que c’est celle avec le peuple Bédik, dans la région de Kédougou. C’est un peuple coupé du monde où les réseaux téléphoniques passent à peine. Ils vont cultiver la journée et font la fête pratiquement chaque soir. Il n’y a pas de voiture, pas d’électricité. Finalement, à leur côté, je me suis demandé à quoi consistait le bonheur, exactement. Son essence même, tu vois ? Est- ce que ces personnes ne sont pas plus heureuses que nous qui vivons dans une société dans laquelle nous courrons inlassablement à gauche, à droite, voulant toujours plus de nouvelles technologies dans nos vies ? Le temps que j’ai passé à leurs côtés m’a permis d’apprendre beaucoup sur la vie et ses priorités.


Une fois le projet abouti, quelles sont vos ambitions pour « le Sénégal entre Ciel et Terre », un film que vous promettez de « grande qualité » et « aux standards internationaux » ?


̶ Les ambitions sont bien entendu que le film soit diffusé sur une chaîne ou plusieurs chaines de télévision nationales et internationales. Et Netflix serait le top du top !




Sur quelle citation souhaites-tu laisser nos lectrices et lecteurs ?


« Ensemble, construisons l’Afrique de demain. »
Audy Valera

Audy, je te remercie d’avoir pris le temps de répondre à mes questions et j’ai hâte de découvrir la version finale de votre formidable et ambitieux projet.




Pour découvrir « Le Sénégal entre Ciel et Terre » en vidéo, avec Audy Valera et Mao Sidibé.


Crédit photo: Audyssey Prod


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