Interview Claire Diagne : guérir avec les plantes

Dernière mise à jour : 21 févr.

Bonjour Claire. Tout d’abord, je tiens à te remercier d’avoir accepté de répondre à mes questions.

Aujourd’hui, tu vas nous parler de ton métier, en relation directe avec la phytothérapie et l’aromathérapie.


interview claire diagne dakar
Claire Diagne

Tu détiens un certificat de connaissance en plantes aromatiques et médicinales.

Peux-tu nous expliquer comment tu as obtenu cette certification ?

As-tu suivi ta formation en Europe ou ici, au Sénégal ?


̶ J’ai obtenu ce certificat en suivant une formation de deux ans à l’école bretonne d’herboristerie (EHB). En tout, il existe cinq écoles en France dans lesquelles il est possible de suivre ce cursus de formation et chacune a sa spécificité. J’ai suivi ma formation en ligne, vu que j’habite au Sénégal. Le reste de ma promotion suivait également la formation en ligne, car nous étions disséminés à travers le monde. Je travaillais donc seule, à la maison, mais, à chaque vacance scolaire, nous avions des sessions de regroupement durant lesquelles nous pouvions pratiquer en ateliers et travailler en présentiel.


Par contre, pour valider mon certificat, j’ai dû effectuer des stages pratiques sur le terrain. J’ai réalisé le premier stage chez une productrice de PAM (Plantes Aromatiques et Médicinales), à Pougastel, près de Brest. J’ai également effectué un autre stage à Dakar, chez Sambou Kaoussou, un tradipraticien réputé. Enfin, pour mon dernier stage, j’ai choisi l’hôpital traditionnel de Keur Massar où j’ai lié des amitiés très fortes depuis lors.


Les plantes n’étant pas toutes les mêmes d’un continent à l’autre, comment as-tu réussi à allier cette diversité continentale?


̶ Alors, pour l’examen, nous étions évalués sur les plantes médicinales d’Europe, à usage courant. C’était déjà un gros boulot à maîtriser ! Mais du coup, je trouvais dommage de ne pas apprendre au sujet des plantes africaines puisque c’est là que je vis et ce sont celles qui m’entourent, donc, pour moi, c’était important de les connaître également.

C’est vrai qu’elles sont complètement différentes.


J’ai alors décidé de réaliser mon rapport de fin de formation sur les deux stages effectués auparavant en Afrique, ce qui m’a donné l’opportunité de mettre en lumière les plantes africaines dans le cadre de mon cursus de formation. J’ai également réalisé un herbier composé de plantes africaines. Tout ceci a contribué à parfaire ma connaissance au sujet de ces plantes. Et aujourd’hui, j’ai à la fois une connaissance des plantes ouest-africaines et des plantes européennes.


Ne serait-ce pas plus simple de dire que tu es « herboriste » ?


̶ Cela me gêne un petit peu en fait de m’autoproclamer « herboriste ». Déjà, il faut savoir qu’il y a un souci en France par rapport à cette appellation puisque le métier n’est plus reconnu depuis 1941. C’est l’année durant laquelle le Général Pétain décréta que ce métier n’existait plus et que la connaissance des plantes appartenait exclusivement aux pharmaciens. Du coup, un combat est mené au niveau du Sénat pour tenter de revaloriser le métier et de le faire reconnaître de nouveau. Il y a de plus en plus d’herboristeries en France et en général, il n’est pas écrit « Herboristerie » sur la devanture de leur structure puisque c’est interdit. Même le fait de prodiguer des conseils écrits, comme une ordonnance, est interdit. Si tu défis la loi française et que tu te fais attraper, tu peux te retrouver devant le tribunal, condamné à payer de grosses amendes à l’État. Bref, ce n’est pas légal.


Herboristerie du Père Blaise à Marseille


En Afrique, il y a beaucoup de tradipraticiens, et c’est assez surprenant parce qu’avant, en France, les herboristes étaient souvent des femmes alors qu’ici, au Sénégal, j’ai remarqué que ce sont surtout des hommes qui sont tradipraticiens. En fait, il n’y a pas de cadre légal non plus au Sénégal pour cette activité. En général, ceux que les personnes vont consulter ne sont pas forcément déclarés au niveau de l’État en tant que tradipraticiens. Tout le monde le sait, ça passe par le bouche-à-oreille. Si mes souvenirs sont exacts, en 2017, il était question de faire voter une loi au niveau du Parlement pour donner un cadre légal à toutes les personnes qui pratiquent la médecine par les plantes, pour justement éviter les abus et les arnaques. Mais ça a été abandonné, à priori. Du coup, il y a un gros flou aussi au niveau de la législation par rapport aux tradipraticiens.


Salvia officinalis / Sauge officinalis


Pour en revenir à ta question, pour moi, «un herboriste » c’est quelqu’un qui possède la connaissance et qui pratique les plantes depuis de nombreuses années. En ce qui me concerne, j’ai un certificat de connaissances. J’ai des bases que tout le monde n’a pas forcément, mais je ne peux pas décemment m’autoproclamer « herboriste ». Je peux conseiller les gens sur l’usage des plantes pour soigner les maux les plus courants de la vie quotidienne. C’est important de savoir rester modeste !


À quand remonte l’époque où les hommes ont commencé à se soigner avec des plantes ?


̶ Ça, on ne peut pas le déterminer avec exactitude, mais à mon avis, les hommes ont toujours vécu avec les plantes, encore plus avant qu’aujourd’hui. Ils ont donc toujours pu se soigner avec. D’ailleurs, il suffit de regarder autour de nous pour constater que les animaux eux-mêmes se soignent instinctivement avec les plantes. Prenons l’exemple des chimpanzés ou des chats notamment qui mastiquent ce que l’on appelle l’herbe à chat. Il s’agit de graminées que l’animal ingère pour se purger l’estomac et les intestins.


Pour la petite histoire, à l’université, j’ai fait des études d’archéologie et je me souviens qu’il y a une tombe célèbre, celle d’un homme de Neandertal (50.000 ans av. J.-C.) dont on a retrouvé le squelette dans une grotte. Il était couché en position fœtale, sur un lit de fleurs. Après relevés, études et analyses, on a découvert du pollen fossilisé sous son squelette. Cet homme était allongé sur un lit de fleurs dont la plupart étaient médicinales. Les chercheurs se sont alors demandés s’il ne s’agissait pas d’un chaman qui utilisait les plantes pour soigner puisqu’il y a avait d’autres squelettes dans la grotte et que les autres ne possédaient pas ce lit de fleurs.


Peut-on tout soigner avec les plantes aromatiques et médicinales ?


̶ Je conçois l’usage des plantes médicinales quotidiennes dans le but de prévenir les maladies. En fait, elles doivent vraiment faire partie intégrante de la vie des gens : la tisane quotidienne, par exemple. Les plantes font partie d’une hygiène de vie alimentaire. On peut aussi les utiliser dans la cuisine (les condiments, les plantes aromatiques, le curcuma). Il y a tant de plantes que l’on n’utilise pas et dont nous devrions tous faire usage régulièrement pour préserver notre santé.


Peux-tu nous donner quelques exemples de plantes qui permettent de guérir, tout en nous expliquant ce qu’elles ont la capacité de guérir ?


̶ Il y en a tant… Je peux te donner un exemple de plantes qui sont utilisées par les herboristes en Europe et par les tradipraticiens au Sénégal pour soigner les affections respiratoires.


En Europe, les herboristes donneront aussi des conseils alimentaires pour ces affections. Il faudra réduire les aliments riches en amidon, en gluten, en sucres rapides, en graisses saturées, comme le lait de vache stérilisé, par exemple. L’alimentation devra être riche en légumes racines, en épices, en graines germées, en céréales complètes et en plantes aromatiques. On apportera de la vitamine C et du fer qui permettront de prévenir les infections ainsi que de la silice qui protège les poumons. On nettoiera le nez avec des hydrolats de plantes de thym, d’eucalyptus, de laurier, ou de camomille. On prendra des infusions de thym, citron, cannelle et miel. Certains rajoutent du gingembre frais râpé ou du clou de girofle. Ces plantes ont des propriétés antiseptiques, antibactériennes et anti-infectieuses, mais la liste n’est évidemment pas exhaustive.


On peut s’amuser à créer ses propres tisanes en fonction de ses goûts. Pour ma part, je prends souvent un mélange de miel de Casamance avec du jus de citron et de l’ail pressé. Oui, je sais… bonjour l’haleine ! Tu peux toi-même préparer ton sirop d’eucalyptus et de bourgeons de pin, pour les irritations de la gorge.


Au Sénégal et notamment chez Kaoussou Sambou, le mélange GUICAF permet d’aider à venir à bout de ces affections. Le GUICAF est un mélange de poudres de plantes à consommer en décoction dans de l’eau. Il est composé de Nger (Guiera senegalensis), de café nègre (Cassia occidentalis) et d’eucalyptus. On consommera en plus une infusion de citronnelle de brousse et de thé de Gambie.


À l’hôpital traditionnel de Keur Massar, une fumigation sèche est proposée pour les problèmes de sinusite et de bronchite. Elle est composée de trois plantes locales dont le Sump ou dattier du désert. Je peux te dire, pour l’avoir essayée, que ça débouche de partout et que ta sinusite s’en va avec les larmes que tu verses !


À partir de quel âge peut-on commencer à soigner avec les plantes ?


̶ En Europe, on reste très prudent, surtout si on utilise l’aromathérapie (les huiles essentielles). En général, on recommande de les utiliser à partir de 12 ans, car certaines sont composées de constituants chimiques et peuvent entraîner des allergies. Il y a aussi des précautions d’emploi pour les femmes enceintes.


Certaines plantes sont parfaitement adaptées pour soigner les petits. Par exemple, dans le cas d’affections respiratoires, si l’enfant souffre de toux, on peut lui préparer un sirop à base de pétales de coquelicot qui contient des mucilages qui adoucissent les muqueuses. Une infusion à base de violettes sera expectorante et adoucissante également.

Cependant, il est nécessaire de consulter un médecin si on a des antécédents médicaux. Par exemple, certaines plantes ne doivent pas être prises avec des anticoagulants, d’autres sont à éviter en cas d’hypertension, en cas de traitement médicamenteux lié à un cancer, etc.


On a le sentiment que les gens deviennent de plus en plus soucieux de se soigner au naturel, dans la mesure du possible et du raisonnable, bien entendu. À quoi est-ce dû, à ton avis ? Un retour à l’essentiel ? Un manque de confiance grandissant dans les médicaments fabriqués par les laboratoires pharmaceutiques ?


̶ Oui c’est un retour à la nature lié à la perte de connexion à l’environnement dans nos sociétés modernes. Il n’est pas si lointain le temps où les gens se soignaient grâce aux plantes dans les campagnes françaises. Ma grand-mère, en Bretagne, récoltait ses plantes et fabriquait ses propres remèdes. Au Sénégal, une grande partie de la population se soigne encore à partir des plantes, faute de moyens pour accéder à la médecine conventionnelle. Beaucoup de personnes ont un savoir sur les plantes, hérité de la famille.


Par ailleurs, il est vrai qu’il y a eu plusieurs scandales sanitaires qui ont entaché la confiance des gens dans la médecine moderne. Je pense notamment au scandale du « sang contaminé », à celui du « Médiator » et du « Levothyrox », un substitut hormonal qui régule les thyroïdes défaillantes chez certaines personnes.


Ce qui est drôle c’est que certains médicaments de synthèse élaborés par l’homme existent déjà dans la nature. C’est le cas du Tramadol, un antidouleur créé en laboratoire dans les années soixante-dix. Des équipes de scientifiques ont mis en évidence que la molécule existait dans la nature, dans une plante nommée « pêcher africain » ou « Nauclea latifolia », utilisée depuis toujours par des guérisseurs africains et qu’elle contenait cette molécule dans son écorce avec des concentrations très élevées.


Cultives-tu toi-même des plantes médicinales dans ton potager ? Si oui, quelles sont-elles ?


̶ Malheureusement, ce qui manque à Dakar c’est l’espace adéquat pour les potagers. Si chacun avait son potager, ce serait le paradis ! J’ai quelques mètres carrés derrière la maison où je cultive certaines plantes aromatiques et médicinales. J’ai du thym et du gros thym, du romarin, un peu de lavande, du persil, de la marjolaine, du basilic, de l’Artemisia afra et un petit arbre de Moringa oleifera (nebeday).


Séchage de l'Artemisia annua à Tivaouane près de Thiès


Existe-t-il des jardins botaniques au Sénégal dont les cultures permettent par la suite de soigner les gens ? Si oui, peux-tu nous dire où ils sont situés ? Sont-ils accessibles au public ?

̶ À ma connaissance, il existe quelques jardins botaniques… Il faudrait en créer un gigantesque en plein centre de Dakar pour le bien-être de la population.

Il y en a un au parc de Hann qui a un petit espace réservé aux plantes médicinales. On peut y rencontrer le tradipraticien Bachirou Guèye qui y a son office à ciel ouvert.

À l’université, il parait qu’il y a un jardin botanique, mais je ne l’ai pas vu. Et bien sûr, l’hôpital traditionnel de Keur Massar a un parc (un à deux hectares) dans lequel on trouve un grand nombre de ces plantes. Ils les utilisent pour fabriquer leurs remèdes. Tout le monde peut se rendre dans ces espaces, mais on ne peut pas cueillir les plantes librement.


Il y a-t-il des personnes allergiques aux plantes ?


̶ Oui, bien sûr, il y a plutôt des composés à l’intérieur de certaines plantes qui peuvent être allergisants, urticants, voire toxiques. D’ailleurs, il y a régulièrement des accidents liés à la consommation de plantes toxiques.


Par rapport à tout ce que tu m’expliques, il semble dangereux de se soigner seul(e), même avec des plantes.


̶ Oui il faut s’adresser à des gens qui connaissent les plantes avant d’en consommer. Et ne pas cueillir n’importe quoi dans la nature. C’est un peu la même chose avec les champignons. Il faut aussi respecter les dosages préconisés sous peine d’avoir l’effet inverse de celui attendu. Si tu surdoses ta tisane du coucher avec une plante pour te relaxer, il se peut que tu ne fermes pas l’œil de la nuit.


Parlons maintenant de « l’artemisia annua » ou « artemisia afra ». Cette plante médicinale pourrait, selon certains spécialistes, sauver des milliers de vies dans les zones paludéennes du monde. Prise en tisane, elle permettrait de prévenir les populations contre le paludisme. Rappelons que le paludisme tue plus de 400.000 personnes par an dans le monde.

Pourtant, on sent une violente opposition de la part de nombreux médecins sur l’usage de cette plante.

Qu’en penses-tu ?


̶ Il s’agit de deux plantes différentes. Il y a de nombreuses espèces « d’artemisia » dans le monde. « L’Artemisia annua » vient de Chine, et comme son nom l’indique est une annuelle, c’est-à-dire qu’elle fait son cycle de vie sur une année.


« L’Artemisia afra » vient d’Afrique du sud. C’est une vivace qui perdure jusqu’à la fin de son cycle de vie.

Elles n’ont pas la même composition moléculaire puisque « l’Artemisia afra » ne contient pas d’artémisinine, à l’opposé de « l’Artemisia annua » qui a le composé moléculaire qui soigne le paludisme et que l’on retrouve dans les médicaments conventionnels comme le Coartem. Cependant, malgré cela, « l’Artemisia afra » est aussi efficace pour soigner le paludisme.

Oui, il y a une défiance du corps médical envers cette plante, mais pas de tous les médecins. C’est plutôt l’OMS qui considère cette plante comme ne devant pas être utilisée pour soigner le paludisme, car elle craint l’effet de résistance qui pourrait survenir en l’utilisant. Toutes les molécules découvertes au fil des années pour soigner la malaria ont été confrontées à une forme de résistance, c’est-à-dire que le parasite s’est adapté face à la molécule et a trouvé une parade pour la contourner. C’est pourquoi la nivaquine aujourd’hui n’est plus utilisée. Elle n’est plus efficace. Cependant, la « Maison de l’Artemisia », créée par Lucile Cornet-Vernet, a développé la culture de la plante partout en Afrique. Selon elle, elle donne de bons résultats et elle a financé des études qui le montrent. Pour elle, c’est le totum de la plante qui est efficace dans la lutte contre la maladie, c’est-à-dire que c’est l’ensemble des composés moléculaires contenus dans la plante qui travaillent en synergie et qui permettent de lutter contre cette maladie mortelle pour les plus fragiles. Ce totum permettrait d’éviter les problèmes de résistance.


Quelle est la plante médicinale que tu conserves toujours à portée de main ? Pourquoi ?


̶ Oups ! C’est une question difficile… S’il faut choisir, alors je choisirai la sauge, originaire du bassin méditerranéen oriental, mais que l’on trouve à peu près partout. La sauge, ou « Salvia officinalis » en latin, dont le nom Salavare signifie « sauver ». Un dicton célèbre affirme que : « Qui a de la sauge dans son jardin n’a pas besoin de médecin ». La sauge est une panacée végétale. Elle soigne énormément de choses : la fatigue digestive, les spasmes intestinaux, les céphalées, les troubles de la mémoire, l’hypersudation, tous les problèmes liés aux cycles menstruels chez la femme et à la ménopause.


Au regard du contexte sanitaire mondial, quelles sont les plantes que l’on peut utiliser en préventif pour renforce notre système immunitaire et mieux lutter contre la maladie ?


̶ Pour renforcer son système immunitaire, rien ne vaut une alimentation variée et équilibrée riche en fruits et légumes et plantes aromatiques. On évitera tant que possible le sucre et les aliments transformés issus de l'industrie agro-alimentaire. En y associant des plantes médicinales prises en infusion, décoction ou en teinture, on mettra toutes les chances de son côté pour affronter les virus.


Voici par exemple une idée d’infusions de plantes immunostimulantes :

Thym (2 pincées) / Origan (2 pincées) / Romarin (2 pincées) / Cannelle (1/4 de bâton )

Clous de girofle (6 clous pilés) / Badiane ( 2 étoiles pilées).

Infuser dans une tasse d'eau bouillante et en boire 3 à 4 par jour.


Pour la fatigue, voici une formule « anti coup de pompe » :

Romarin, les feuilles + gingembre, la racine + ginseng, la racine + cannelle en bâton. 20g/litre de ce mélange et boire 3 tasses par jour.


L’Artémisia est aussi utilisé comme antiviral grâce à ses nombreux composants chimiques qui agissent en synergie. L’OMS a d'ailleurs déclaré que c'était une plante à ne pas écarter dans la recherche d’un traitement contre le COVID. Actuellement il manque encore des essais cliniques en plus de ceux qui ont été menés en RDC par la maison de L'Artémisia.

L'hôpital traditionnel de Keur Massar propose aussi un protocole, le protocole RSI, composé de 12 plantes pour le renforcement du système immunitaire.


Enfin, une dernière petite recette magique donnée par ma prof d'herboristerie pratique en Bretagne. Une soupe thérapeutique composée de carottes, navet avec les feuilles, racines de bardane, et shiitaké, ce champignon asiatique très riche en nutriments est réputé pour renforcer le système immunitaire. Il y a toutefois des règles a observer, il est contre indiqué chez les femmes enceintes, les personnes allergiques et celles qui prennent des anticoagulants ou des médicaments anti- cholestérols. Chaque continent dispose de ressources végétales qui peuvent aider les gens à se maintenir en bonne santé.


Sur quelle citation souhaiterais-tu laisser nos lectrices et lecteurs ?


Incontestablement sur une citation de Jean-Marie Pelt (pharmacien, botaniste, écologue, écrivain):


« Quelle terre laisserons-nous à nos enfants ? Bonne question monsieur, mais il en est une autre, aussi importante, quels enfants laisserons-nous à la terre ? »

Claire, merci beaucoup d’avoir pris le temps de répondre à mes questions et d’avoir accepté de partager ton savoir avec les lectrices et les lecteurs.


Pour contacter Claire Diagne, conseillère en plantes aromatiques et médicinales, vendeuse d’Artemisia « Lion vert » sous forme de gélules et de tisane :


E-mail : clairediagne@gmail.com

Le Lion Vert

Le site de l’hôpital traditionnel de Keur Massar

Crédit photo : Claire Diagne, l’HTKM, Wikipedia


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