LE VENIN DU DESTIN – Fatou DIOP – Roman

Dernière mise à jour : 21 févr.


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Le Venin du Destin

Où allons-nous ? À Dakar, au Sénégal


À quelle époque ? Contemporaine


Venez, je vous raconte de quoi il est question :


Bintou Sarr est une jeune fille de bonne famille qui évolue dans un environnement propice à son épanouissement personnel et culturel. Pourtant, à l’adolescence, un drôle de mal semble s’être emparé d’elle. Elle devient de plus en plus agressive vis-à-vis de sa mère, mais également de ses camarades de classe et de son premier vrai amour qu’elle finit par larguer avec perte et fracas alors que ce dernier tient sincèrement à elle et qu’il est prêt à l’épouser.


« Des incompréhensions commencèrent ainsi à naître entre elle et ses camarades qui, de leur côté, ne ménagèrent aucun effort pour tenter de la comprendre. Au contraire, l’idéal, pour eux, était de persifler en permanence sa manière d’être, cette régulière façon étrange qu’elle avait de se comporter les jours d’après. Dans ses réactions, toute personne ordinaire penserait qu’elle serait victime de troubles psychologiques. Devenue la risée de l’école en raison de son humeur excessive et ses hallucinations sans fin, elle se sentit du coup seule, rejetée, abandonnée et marginalisée par ses camarades, à l’exception de Nabou. » (P.49)


À bout de solution, sa mère, Ngoné, finit par la conduire chez une guérisseuse du nom d’Adji Soda qui se dit apte à la libérer des forces occultes qui semblent avoir pris possession de son âme et de ses actions.


« Ngoné n’avait pas tort de penser ainsi, car Adji Soda intérieurement ne ressemblait point à une sainte. Elle est le portrait idéal des personnes qui se cachent derrière la religion pour tirer profit du mal et piétiner leur prochain. Elle représente l’incarnation de Satan lui-même et non des bienfaits du prophète Mouhammed (PSL) comme elle aime si bien le faire croire. Dieu en réalité n’est qu’un prétexte de sa part pour attirer des disciples. Elle a certes reçu de la part de Dieu le don de soigner des gens possédés comme Bintou, mais ça ne fait nullement d’elle une bonne personne, une héroïne comme elle adore le laisser paraître en se vantant au quotidien de ses particularités. » (P.88)


À mon humble avis :


Ce qui m’a attiré au préalable dans ce roman, c’est qu’il s’agisse d’un livre contemporain qui traite du sujet de la possession démoniaque. Ils sont relativement rares. Le dernier en date que j’ai pu lire était « La patte du mal », d’Hamidou Bah.


Entre religion, croyances, maraboutages, désenvoutements et arnaques, « Le venin du destin », deuxième roman de Fatou Diop aborde également la question épineuse des castes et des alliances au Sénégal.


Ce qui fait la différence :


Je dois avouer que je suis restée sur ma faim. J’aurais souhaité que la relation particulière que Bintou, l’héroïne du roman, entretient malgré elle avec son démon soit plus détaillée. Je m’attendais aussi à une fin peut-être moins précipitée, à mon gout. Et je dois également avouer que les amours successives et malheureuses de Bintou ont fini par me lasser. Maintenant, ceci n’est que mon opinion, et si vous aimez les romans qui traitent de sujets comme le mysticisme, vous trouverez votre compte avec « Le venin du destin ».


Belle lecture à vous !


302 pages / Septembre 2020 / Éditions l’Harmattan Sénégal


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