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LES FEMMES DU BOUT DU MONDE - Mélissa Da Costa - roman


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Les femmes du bout du monde - Mélissa Da Costa

Flore quitte Paris pour se punir d’un passé conjugal qu’elle n’arrive plus à supporter, rongée par la culpabilité et une image fort négative d’elle-même. La trentenaire débarque au bout du monde, à la pointe de la Nouvelle-Zélande, dans les Catlins. Sur place, elle est accueillie par Autumn, veuve et propriétaire d’un camping en pleine nature sauvage, et Milly, sa fille, la vingtaine.

Comme beaucoup de globe trotters à la recherche d’aventures et de voyages, Flore arrive au camping Mutunga o te ao (« le bout du monde » en maori) pour y travailler quelques heures par jour, en échange du gîte et du couvert. Mais la parisienne n’est pas venue là pour quelques semaines, plutôt pour s’y enterrer, à vie.

Petit à petit, Milly arrive à apprivoiser Flore. Les deux jeunes-femmes se rapprochent.

Je découvre l’écriture de Mélissa Da Costa, « la nouvelle étoile du roman français » (voir le bandeau d’Albin Michel sur la couverture du livre) à travers son dernier roman publié.

Que vous dire ? Les descriptions des paysages et de la faune néo-zélandaise y sont intéressantes.

Les légendes Maori y sont largement mises en lumière.

« Voici comment ça commence… A l’origine du monde, il n’y avait que l’obscurité immense. (…) A l’origine du monde étaient le néant et l’obscurité… Puis sont apparus la Mère Terre, Papatuanuka, et le Père Ciel, Ranginui, qui étaient mari et femme. Ils s’aimaient follement. C’est d’une étreinte et d’un long baiser que naquirent plusieurs enfants parmi lesquels : Tumatauenga, Tawhirimatea, TaneMahuta, Tangaroa, RongoMatame et Haumiatiketike. Mais leurs étreintes empêchaient la lumière de passer, et leurs enfants grandissaient dans l’obscurité. (…)

Les enfants ne pouvaient pas pousser dans ces conditions. Alors Tumatauenga, le dieu des Guerres, conseilla à ses frères et soeurs de tuer leurs parents. Mais TaneMahuta, le dieu des forêts et des oiseaux, était plus sage, plus réfléchi. Il proposa plutôt de les séparer pour que la Mère Terre puisse continuer à nourrir ses descendants. Tous se mirent d’accord, excepté Tawhirimatea, le dieu des vents et des tempêtes, car il craignait de perdre son royaume si ses parents rompaient. » (pages 167-168)

Les trois personnages principaux féminins y sont attachants.

Le roman se lit vite.

Les intrigues et dénouements se devinent plutôt facilement.

C’est bien écrit. Ca détend le cerveau, si je puis dire.

Si vous recherchez un roman en mode « homme-femme / femme-femme mode d’emploi », vous trouverez votre compte avec Les femmes du bout du monde.

379 pages / Publié chez les éditions Albin Michel en mars 2023


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